Il n'y a pas
d'idiomes
Si c'était vrai il
y a plus d'un siècle, aux débuts de l'espéranto, c'est faux
depuis longtemps. Comme dans toute langue vivante, même régulière
et rationnelle comme l'espéranto, idiomes et expressions idiomatiques
sont apparues à l'usage (la pub ne dit-elle pas : ne s'idiome
que si l'on s'en sert !)
En voici quelques-uns,
liste naturellement non exhaustive :
Bonan tageron
! (bonan tagon = "bonjour, bonne journée",
-er = suffixe désignant l'élément d'un tout, par exemple
sablero, qui est le grain de sable)
Utilisé entre espérantistes
sur des tchats, plaisante allusion au fait qu'on ne sait pas
trop quelle heure il est chez les participants.
Saluĝis !
(contraction de saluton ! et ĝis !)
Toujours sur les tchats,
utilisé pour saluer celui qui sort peu de temps après être entré
dans la discussion.
Ĝis ! (mot
à mot : jusque, jusqu'à, jusqu'au)
Forme abrégée de ĝis
(la) revido = "au revoir, à la prochaine" (mot
à mot "jusqu'à la revoyure !")
Kabei : avoir
quitté ou quitter le mouvement après avoir été un espérantiste
très actif (du nom d'un auteur connu, Kabe)
Kiomas ?
Contraction de la
question "kioma horo estas ?" (quelle heure est-il
?)
Aligatori,
et son substantif aligatoro : dans un groupe espérantiste,
parler dans une langue étrangère qui n'est comprise que d'une
partie de l'assistance.
Krokodili,
et son substantif krokodilo : dans un groupe espérantiste,
parler dans une langue nationale qui est celle de tous les participants.
Malĉu ? Ĉu aŭ
malĉu ?
Ĉu (est-ce
que ?), ĉu ne ? (négation de est-ce que), donc malĉu
est la forme moqueuse, qu'on pourrait traduire par : "alors,
oui ou non ?"
Maltrinki
(trinki = boire, mal- = préfixe des contraires)
Pisser.
Volapukaĵo
(de la langue construite volapük, et suffixe -aĵo,
la chose en rapport)
Estas por mi volapukaĵo ! = "C'est du chinois !"
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