Questions - réponses sur l'espéranto

Accueil

Argumentaire détaillé

Page principale du dictionnaire

Accueil lexique

Réponses à quelques lieux communs ou préjugés sur l'espéranto

Quelques éléments de grammaire espéranto

Grammaire de l'espéranto

 

Les livres sont mal imprimés...
Les revues sont nulles.
Il est difficile d’acheter des revues, des livres, des cassettes ou des films en espéranto

       Le mouvement étant mondial, peu structuré, et pour l’essentiel, bénévole, ces critiques sont parfois fondées, ou l’ont été.

       Mais peut-on sérieusement attendre d’une revue espérantiste qui ne peut rémunérer ses auteurs ou salarier des journalistes, qu’elle soit comparable à ses équivalents de chaque pays ? Surtout si l’on considère que les revues scientifiques françaises peinent à se hisser au niveau des revues anglo-saxonnes de référence (pour des raisons complexes), ou que des revues littéraires peinent à garder leur équilibre financier, en partie parce que nous sommes dans l’ère de l’audiovisuel.

       Une télévision en espéranto vient de naître (fin 2005) au Brésil, mais bien sûr il s’agit d’une télévision par Internet, moins coûteuse à diffuser, avec pour l’instant des difficultés de réception, une offre de programmes limitée, où l’on sentira probablement encore longtemps l’amateurisme. Tout ceci est naturel, c’est une aventure encore balbutiante, quasiment bénévole, avec peu de soutien financier, et il faut plutôt féliciter chaleureusement ceux qui ont fait preuve d’une telle énergie.

       De même, s’il existe un film étatsunien tourné directement en espéranto, Incubus (1965, de L. Stevens, avec William Shatner, futur capitaine Kirk), nous le déconseillons comme outil d’apprentissage, sauf aux cinéphiles ou aux curieux, car si les acteurs ont joué en espéranto, aucun ne connaissait la langue. Ils ont répété quelques semaines avant de tourner, mais leur découpage des phrases n'est pas toujours naturel (on les pardonne !)

       Quant aux livres, si on peut effectivement tomber par hasard dans une Fnac ou une librairie sur des fascicules ou des brochures qui ressemblent plus à des polycopiés d’étudiants qu’à des livres, ce sont souvent de vieilles publications. Les librairies traditionnelles sont peu achalandées en espéranto (euphémisme poli), et s’en défendent par le fait que ça ne se vend pas, ou que les circuits d’achat sont différents de leurs grossistes habituels.
Néanmoins, si on veut, on peut ! (acheter) Essentiellement sur Internet. Et la qualité a rejoint celle de l’édition classique.

       Nous pouvons le confirmer, ayant personnellement constaté la qualité d’impression et de reliure de nombreux livres, par exemple, soyons précis :

       - Le PIV (principal dictionnaire espéranto-français), Grosjean et Maupin, édité par S.A.T., Paris (2005)
       - Le grand dictionnaire français-espéranto, Le Puil et Danvy, éd. par France-Espéranto (1992)
       - Faktoj kaj fantazioj, de Marjorie Boulton
       - Vojaĝo en Esperanto-lando, par Boris Kolker.
       - Bandes dessinées traduites (malheureusement parfois épuisées, faute de rééditions…) Astérix, Tintin (s), Gaston, Spirou (petit Spirou), toutes de même qualité d’impression puisqu’il s’agit du même éditeur, seules les bulles changent, comme dans les éditions en allemand, catalan, etc.
       - La Danĝera lingvo, par Ulrich Lins, éditions Progreso

       et sans doute beaucoup d'autres.